Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 12:03

Intervention au Conseil conjoint Ville-CPAS du 19 décembre 2011 sur l'insertion socio-professionnelle

 

Les actions entreprises sont multiples,voire même originales.

Je voudrais simplement livrer 5 autres pistes concernant l'insertion socioprofessionnelle,

 

  • Continuer à développer une offre de formation dans des créneaux porteurs, peut-être innovants. Il a été question ici avec Rénov'éco2, d'écoconstruction : n'y a-t-il pas encore d'autres créneaux?

  • Concevoir aussi d'autres formes de stages d'immersion dans le milieu professionnel. Car accompagner quelqu'un dans sa réflexion ne suffit pas pour qu'il construise un projet professionnel solide.

Une EFT au Québec propose une initiative intéressante, un module intitulé «La rampe»: le stagiaire a l'opportunité, pendant 6 semaines, de s'essayer à différents métiers de la construction (toiture, menuiserie, peinture...) pour choisir ce qui lui convient le mieux, en meilleure connaissance de cause. Durant cette période, le rythme est moins intensif et le stagiaire est amené à réussir des réalisations à sa portée, ce qui augmente sa confiance en lui. Cette expérience ne peut-elle pas nous inspirer?

  • Apporter un soutien psychologique encore plus efficace. Beaucoup de ceux que nous entendons en audition ont accumulé des expériences négatives, ont du mal à se projeter dans l'avenir, voire s'interdisent de réussir, car ils ont intégré l'idée qu'ils n'étaient bons à rien. Les amener à élaborer un projet de vie demande de lever de nombreux freins, mais certains sont souvent inconscients.

  • Assurer un suivi après la formation, d'un ou deux ans, par exemple pour les art.60. S'il est vrai qu'on perd la trace de certains, que deviennent les autres? A quel type d'emploi ont-ils eu accès? Quelles sont leurs difficultés? N'est-il pas utile de leur proposer une postformation? Les données recueillies permettraient d' améliorer le travail d'insertion.

  • Chercher à renforcer les synergies entre EFT. Elles sont sans cesse dans le questionnement: comment concilier la rentabilité financière, avec la formation et avec l'encadrement social? Une réflexion commune sur les objectifs poursuivis, sur les moyens à mettre en œuvre, sur la création de nouveaux outils, pourrait être bénéfique.

 

 

Je voudrais terminer par ceci. Notre société trouve normal que chacun trace son chemin, soit responsable de sa vie et trouve du travail. Mais valoriser à ce point l'insertion socio-professionnelle, c'est paradoxal, alors que le chômage est structurel et de masse. Il existe bien une responsabilité collective et il serait stérile de culpabiliser, voire de stigmatiser, tous ceux et celles qui n'arrivent pas au modèle de réussite sociale prôné par la société. Je suis sûre que, tous ici, vous l'avez bien compris.


Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 07:44

Il y a 100 ans, des femmes manifestaient un peu partout, en Europe et aux USA, pour obtenir de meilleures conditions de travail.... Un long parcours du combattant, une suite d'actions collectives qui ont mené à des avancées pour une plus grande égalité. Mais l'histoire nous enseigne que rien n'est jamais acquis : en 2011, des femmes du monde entier sont encore confrontées à de grands défis pour sauvegarder ou améliorer leurs droits.

 

Aujourd'hui, en Europe, en Belgique, ici même dans notre région, des femmes audacieuses, des femmes obstinées, persistent sur le chemin qu'elles ont choisi, même s'il est parfois semé d'embûches : par leur action, elles contribuent à changer l'image et le statut de la femme.

 

En cette année du centième anniversaire de la journée internationale de la femme, en ce 8 novembre 2011, proche de la journée du 11 novembre, où l'on fête également la femme en Belgique, l'occasion était belle de mettre à l'honneur des femmes de notre Arrondissement, peut-être peu habituées à se trouver sous les feux des projecteurs.

 

L'idée a germé d'abord dans la tête de quelques femmes du cdH, mais, très vite, des journalistes, des représentantes d'associations ont manifesté leur enthousiasme pour le projet. Un réseau pluraliste s'est constitué : « 100 ans au Féminin Pluriel »

 

Nous avons voulu parler d'elles ou leur donner la parole, qu'elles oeuvrent dans le domaine culturel, social, économique, juridique, ou dans celui de l'enseignement, du sport, de la santé... Elles ont été ou sont toujours des pionnières ; certaines se sont frayé leur voie dans un monde quasi exclusivement masculin, d'autres ont opté pour une action collective... Toutes, par fidélité à un idéal, apportent leur touche pour donner au monde plus de couleur.

Le comité organisteur: "100 ans au Féminin Pluriel"

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Discours d'acceuil

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Les nominées

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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 14:13


 

Le 8 mars dernier, nous fêtions le 100° anniversaire de la Journée internationale des femmes, une belle occasion de faire le point... S'il est certes plus facile d'assumer sa condition de femme dans nos sociétés démocratiques aujourd 'hui qu'il y a un siècle, il n'en reste pas moins qu' entre l'égalité de droit et l'égalité de fait, il existe encore un bien grand écart...

 

Le 8 juin, à la Brasserie François (Place Saint-Aubain, à Namur), était ainsi organisée une conférence-débat sur le thème: « Femmes et précarité... Quant tout bascule... Comment ensortir », une initiative à laquelle j'avais largement pris part, en tant que responsable du secteur « Femmes/Social »/Arrondissement cdH de Namur. Une cinquantaine de personnes étaient présentes.

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Après une intervention de Céline Frémault, présidente des femmes cdH, auteure d'un livre intitulé « Pièges et réussites de l'égalité hommes-femmes », Laurence Lesire, responsable régionale de Vie féminine, a présenté les résultats d'une recherche-action sur la façon dont les femmes vivent la précarité aujourd'hui. Les intervenantes ont mis en lumière quelques grands enjeux: 

  • les femmes, trop souvent, ne décident pas librement de leurs choix professionnels,

  • les divorces les placent parfois devant des problèmes financiers inextricables, par exemple lorsqu'elles ne savent comment obtenir les pensions alimentaires non versées,

  • c'est le parcours du combattant pour accéder au logement lorsqu'elles se retrouvent seules avec enfants.

  • Autre fait révélateur, dans le domaine de la santé: la prise de neuroleptiques est plus importante chez elles que chez les hommes...

  • Et les médias véhiculent à nouveau l'image de la femme-objet, de quoi renforcer les stéréotypes sexistes  ....

Quelques points positifs: le quota de présence féminine requis dans les conseils d'administration, des places en crèche réservées aux mères en situation précaire...

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Cet exposé a été suivi d'un débat auquel participaient Geneviève Lazaron, Echevine de la Petite Enfance et de l'Enseignement à Namur, ainsi que Maxime Prévot, Echevin de la Cohésion sociale dans cette même ville. Les échanges qui ont suivi les exposés étaient, aux dires de chacun, très riches: des représentantes d'associations, des femmes qui ont connu la précarité s'y sont exprimées librement, dans un climat très ouvert, très constructif, parfois même émouvant.

 

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