Conseil Communal du 12 février 2015: Les résultats de la consultation populaire.

Publié le par Anne Oger

A propos des résultats de la consultation populaire

Le groupe CDH a pris connaissance des résultats de la consultation populaire du 8 février 2014. S'il est indéniable que la majorité des votes exprimés va dans le sens du NON, nous restons assez perplexes sur la façon d'interpréter ces chiffres. Ce résultat, en dessous de nos espérances, il faut bien le reconnaître, n'est pas un raz-de-marée concrétisant la volonté de tous les Namurois.

Même si le taux de participation est honorable, il est loin d'égaler celui de la consultation populaire sur le Botta en 1996. Pourquoi beaucoup ont-ils choisi de ne pas exprimer leur point de vue ? Est-ce par résignation, certains pensant que leur avis ne serait de toute façon pas pris en compte ? Est-ce de l'indifférence ? Dans certains bureaux de vote, on a, par exemple, constaté que les jeunes n'étaient pas légion. Pour beaucoup, il semblerait que ce débat ne fasse pas partie de leurs priorités. Cela nous inquiète sur l'avenir de notre démocratie : comment mobiliser plus largement cette tranche de la population ?

Ceux qui se sont exprimés sont donc des Namurois, mais ils ne sont pas « les Namurois ». Cependant, si nous appliquons le dicton wallon du cru selon lequel « les rwètants » n'ont rien à dire et si nous allons plus loin dans l'analyse, il faut bien constater que la consultation populaire a amené une fracture au sein de notre Ville. Comme le disait un commentateur des événements : « On a réussi à monter la moitié des Namurois contre l'autre moitié ». Cela peut laisser des traces. Il s'agira maintenant de reprendre un réel dialogue où chacun puisse exposer ses vues, tout en étant disposé à faire des concessions, dans le respect d'autrui.

Le non aux 3 questions l'a emporté avec une courte majorité sur les oui. Si le non à la troisième question concernant l'abattage des arbres est le plus clair (on atteint là les 60%), il n'en va pas de même pour les deux autres questions.

Certains ont répondu non à l'appel du collectif, d'autres ont suivi les consignes de leur parti politique. Certains ne se sont pas positionnés par rapport au centre commercial, mais ont voulu dénoncer une procédure qu'ils estimaient non démocratique. D'autres ont agi par crainte d'un méga complexe, sans s'opposer vraiment à un centre de moindre ampleur. D'autres encore, informés, voire sur-informés, ont eu du mal à comprendre la complexité des enjeux et se sont forgés un avis à l'emporte-pièce.

Une des leçons à tirer est aussi celle-ci : la véritable démocratie participative n'est pas innée, elle est le fruit de toute une éducation.Une tâche collective à laquelle doivent particulièrement s'atteler les femmes et les hommes politiques, mais aussi les médias.

Nous voudrions encore rappeler que le projet, déjà ancien, est porté par un promoteur privé et non par le Collège, qui a joué, bien sûr, un rôle de facilitateur. Jusqu'en 2013, aucune protestation d'envergure n'avait eu lieu. Légitimement, les promoteurs ont avancé afin de pouvoir finaliser le projet. Le refuser en bloc aujourd'hui serait un gâchis. Voyons ce qu'il peut avoir de positif et gommons, autant que faire ce peut, le négatif.

En conclusion, nous tenons à réaffirmer que, selon nous, le Collège n'a, à aucun moment, fermé totalement la porte du dialogue. Après avoir pris connaissance des résultats, soucieux des intérêts de chacun, il a immédiatement proposé de mettre autour de la table les principaux acteurs. Nous ne pouvons que le féliciter et l'encourager pour cette initiative.

Comme l'exprime notre Bourgmestre, Monsieur Maxime Prévot « Nous avons bien pris acte de la majorité de NON … et nous allons donc retravailler dans une optique constructive pour l'avenir de Namur et la convivialité de son centre ville. »


 

Publié dans Conseil Communal

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