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Matinée d'étude sur la précarité des femmes 7 novembre 2014

Publié le par Anne Oger

Les femmes sont, aujourd'hui comme hier, les premières victimes de la précarité en Belgique et le contexte actuel risque bien d'aggraver leur situation. Selon l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, 57,2 % des bénéficiaires du revenu d'intégration sociale sont des femmes. La plupart d'entre elles vivent leurs difficultés à visage caché.

Une réalité à laquelle est très sensibilisée Vie Féminine qui fête cette année ses cent ans d'actions à Namur dans le quartier l'Îlon.


La matinée du vendredi 7 novembre, parrainée par l'écrivaine Colette Nys-Mazure et par l'économiste François Maniquet, avait pour but de mieux comprendre la problématique et d'avancer des pistes de solution. 80 personnes s'étaient déplacées pour entendre des témoins et des experts à même de mieux les éclairer.
Après des témoignages de femmes précarisées recueillis par Vie Féminine et celui, très émouvant, de Chantal Goossens, Christine Mahy, Secrétaire Générale du Réseau Wallon de Lutte contre la pauvreté, a abordé le problème des familles monoparentales. Une sur deux vit dans la pauvreté et dans 8 cas sur 10, c'est une femme qui se trouve à la tête de la famille. Or, la société, plutôt que de modifier ses dispositifs, fait peser sur ces femmes de grandes pressions : alors qu'elles sont dans le trop peu, elles se doivent d'être des citoyennes parfaites. Nicolas Bernard, professeur de droit à L'université Saint-Louis de Bruxelles, a confirmé que le mal logement avait un sexe. Les femmes en situation de précarité éprouvent encore plus de mal à trouver un logement, surtout un logement de qualité, alors qu'elles payent régulièrement leur loyer. Sophie Crapez a abordé le problème du sans-abrisme : 20 % de femmes sont concernées. Elles connaissent une vulnérabilité accrue, car elles sont aux prises avec des souffrances multiples, avec un grand manque d'estime de soi et elles courent davantage de risques en rue. Après ses interventions, François Maniquet a pointé trois éléments clefs : la précarité a un genre, elle ne se vit pas de la même façon pour les femmes que pour les hommes et l'influence du regard d'autrui culpabilise et fragilise d'autant plus ces femmes.

La matinée s'est terminée par la remise du Prix Orange par la section locale du cdH. Un chèque de 500 euros a été remis aux représentantes de Vie Féminine pour leur travail effectué en vue de construire une société plus égalitaire et plus solidaire.

Matinée d'étude sur la précarité des femmes 7 novembre 2014Matinée d'étude sur la précarité des femmes 7 novembre 2014Matinée d'étude sur la précarité des femmes 7 novembre 2014
Matinée d'étude sur la précarité des femmes 7 novembre 2014Matinée d'étude sur la précarité des femmes 7 novembre 2014

Publié dans Conseil Communal

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