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Conseil conjoint Ville-CPAS du 19 octobre 2017

Publié le par Anne Oger

Concerne le rapport sur les synergies Ville/CPAS

Ce conseil conjoint Ville/CPAS n’est pas comme les autres.

C’est la première fois qu’il a lieu, de façon pleine et entière, sans être suivi d’un conseil communal traditionnel.

Une façon de marquer le coup à plus d’un titre, ce que notre groupe souhaitait depuis longtemps.

La politique sociale est, en effet, une priorité pour notre Ville qui y consacre plus de 13 % de son budget ordinaire, soit le second poste en matière de dépenses, après celles liées aux ressources humaines : il aurait donc été dommage de ne pas la placer au centre de nos débats.

De plus, les conseillers CPAS qui travaillent toute l’année dans l’ombre ont ainsi l’occasion de s’exprimer plus longuement, afin que nous puissions mieux saisir la portée de leur engagement.

En ce qui concerne les quatre objectifs prioritaires de la Ville mentionnés dans la note de politique sociale de 2015, il est à noter qu’ils ont encore été renforcés durant ces douze derniers mois.

Le premier de ces objectifs vise à rendre Namur plus agréable à vivre pour tous.

Ainsi, en janvier dernier, la Ville a encore franchi un cap avec son Plan Mix’Cité : c’est un pas de plus pour mieux intégrer la notion de genre, tant au sein de notre administration communale que dans l’espace public. Chaque membre du Collège avait, par exemple, pris une bonne résolution pour plus d’égalité hommes-femmes. Une asbl (« Le monde selon les femmes ») va l’ aider à la concrétiser.

Le rôle du Conseil Consultatif Communal des Ainés va aussi être renforcé. En juin 2017, un nouveau règlement avalise, notamment, son ouverture hors du monde de l’associatif.

En ce qui concerne la grande précarité, les collaborations entre la Ville et le CPAS se sont multipliées dans le cadre du Housing first qui vise à donner un logement sans condition à ceux qui sont restés longtemps à la rue. A cet égard, rappelons que l’expérience initiée par le Fédéral n’a pu se poursuivre que grâce aux fonds obtenus de la Région Wallonne, via notre ancien Ministre de l’Action sociale, Maxime Prévot. Dans le cadre de la Pension de famille, une convention vient d’être signée afin que les hébergés profitent d’activités organisées par la Ville, des activités de détente par exemple (cf Conseils communaux de septembre et d’octobre dernier).

L’engagement logement se poursuit, lui, avec succès. Pour rappel, la Ville incite le promoteur à confier une partie des logements qu’il compte créer à l’Agence Immobilière Sociale namuroise (AIS) afin de les mettre à disposition des plus fragilisés, pour une durée déterminée.

Un autre objectif vise à faciliter l’insertion socio-professionnelle pour ceux qui sont éloignés de l’emploi. Il est désormais possible à ceux qui ont été touchés par des mesures judiciaires alternatives de travailler dans des Maisons de repos, à condition, bien sûr, que leur condamnation ne soit pas liée à des faits de mœurs, à des vols ou des violences.

La Ville continue à se focaliser également sur le développement des quartiers à haute densité de population. Pour illustrer mon propos, je pointerai simplement, dans le quartier des Balances, une convention avec le Foyer Namurois en mai dernier pour lutter contre les violences juvéniles et les nuisances sonores, l’ouverture d’un point R’Aliment pour promouvoir la santé, une consommation équitable et locale, tout en suscitant des rencontres et en favorisant la mixité sociale et la création d’un journal pour favoriser la participation et aider à la responsabilisation des habitants.

Enfin, la Ville soutient encore et toujours activement les associations, les efforts en la matière ont d’ailleurs été salués en septembre dernier par l’opposition. Ainsi, les crédits budgétaires ont été augmentés de 10.000 euros, et cela de façon structurelle.

De façon plus générale, tant au niveau de la Ville que du CPAS, il a été réaffirmé lors de la commission préparatoire, que la collaboration s’était renforcée, dans le respect des contingences de chacun, dans la confrontation des méthodologies nourrie par un climat de confiance.

Les échanges sont plus réguliers. Des réunions mensuelles entre les services sociaux, avec des membres de l’administration et des politiques permettent aussi de travailler avec davantage de cohérence. Des plate-forme sur des problématiques importantes, comme le secret professionnel et la lutte contre le radicalisme, ont vu le jour. Concernant ce dernier point, un diagnostic a été établi et une personne va être engagée à temps plein par la Ville pour se consacrer totalement à l’analyse des données et à la mise en place de solutions.

Ce tour d’horizon n’a rien d’exhaustif, il vise simplement à donner plus de visibilité et de corps au rapport de concertation Ville/CPAS qui nous avait été communiqué.

 

 

L’inclusion des ainé-es à Namur

Concerne le service d’accompagnement pour le maintien à domicile et les repas à domicile

Soutenir la personne qui vieillit chez elle, assurer sa prise en charge pour éviter un handicap social, relève d’une responsabilité collective. Ce service a donc toute sa raison d’être, il joue un rôle prépondérant, particulièrement au niveau de la prévention.

Cinq points ont retenu mon attention :

  1. L’information : ce service s’adresse à toute la population namuroise, mais les ainé-es et leur famille sont-ils suffisamment au courant de l’existence de ce service ? Très souvent, et pas seulement à Namur, il apparaît que la personne âgée et sa famille ont une relative méconnaissance des dispositifs existants et qu’elles recourent tardivement aux aides professionnelles.

Réponse de P. Noël : il est vrai que le service est encore mal connu ; le nouveau guide du maintien à domicile permettra de rediffuser l’information

  1. L’évaluation des besoins. En 2013, lorsque l’accompagnement du service social s’est recentré sur l’aide aux personnes âgées, la responsable disait ceci dans un article de presse : «  Nous déterminons leurs besoins avec la personne âgée: comment veut-elle vivre, quels sont ses projets et ses relations familiales. Il s’agit d’une aide complète : financière, sociale, administrative et juridique ». Un projet ambitieux…

Comment se fait l’évaluation de ces besoins ? Il existe des grilles avec des critères pour saisir les déficits ou les facteurs de risque (par exemple, la démarche RAI pour évaluer les capacités du résidant à accomplir ses activités quotidiennes et pour mettre à jour les détériorations de ses capacités) : la démarche va-t-elle jusque-là ?

Y a-t-il aussi, éventuellement, un contact pris avec la famille ?

Réponse de P. Noël : la réponse me sera transmise ultérieurement, car la question est très pointue

  1. Le suivi : si, après analyse des besoins, il apparaît que d’autres professionnels doivent intervenir, y a-t-il une réelle mise en réseau, un partage d’informations ? En effet, la prise en charge, idéalement, ne peut pas être une simple addition d’aides, mais elle requiert une démarche concertée entre les acteurs.

De plus, il est important d’installer un dispositif dans la durée, car la situation de la personne peut évoluer, l’aide devant alors être adaptée… Comment se pratique ce suivi ? Si la personne a recours aux repas à domicile via le CPAS, le livreur est-il à même de percevoir objectivement des changements alarmants ? Les signes de démence ou de dépression, par exemple ?

Réponse de P. Noël  Le livreur reçoit une formation pour être attentif aux signes de démences, il observe l’état de santé de la personne, mais cela ne va pas au-delà. S’il constate un problème, un protocole est rédigé et une chaîne avec d’autres intervenants se met en place

  1. La communication : le service communique-t-il avec ceux qui entourent la personne (voisins ou parents), si du moins cette dernière n’est pas totalement isolée ?

Pas de réponse plus précise de P. Noël

  1. L’évaluation : avons-nous des indicateurs de mesure pour objectiver et quantifier les actions entreprises par le service depuis 2013. Quels sont les résultats ?

Point resté sans réponse

 

 

 

Publié dans Conseil Communal

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