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Tu veux ou tu veux pas ? Samedi 18 novembre 17

Publié le par Anne Oger

Tu veux ou tu veux pas ?

Le sexe sans consentement est un viol...Ici et ailleurs

 

Pourquoi une soirée sur les violences sexuelles ?

En Belgique, plus de 30 % des femmes ont déjà subi des violences physiques et/ou sexuelles au cours de leur vie, toutes classes sociales confondues, le plus souvent d’ailleurs au sein de leur couple. Mais peu d’entre elles osent en parler. Elles ne sont que 16 % à déposer plainte à la police. Et si leurs bourreaux finissent par être jugés pour leurs actes (un peu plus de 1%), beaucoup sont encore acquittés.

Notre groupe de femmes cdH ne pouvait rester indifférent face à ces constats. En 2016, c’était l’écart salarial entre les hommes et les femmes qui avait retenu toute notre attention. Cette année, nous l’avons consacrée à la prévention et à la lutte contre les violences sexistes et intrafamiliales. Au travers de nos actions, nous voulons poursuivre la sensibilisation et chercher à améliorer les législations existantes, ainsi que les mesures déjà en vigueur.

Nous devions brasser large, car les violences sexuelles n’ont pas de frontière et elles sont aussi souvent utilisées comme arme de guerre.

 

Mais pourquoi parler plus particulièrement du Kosovo ?

C’est à l’initiative de l’une d’entre nous, Urata Hysenaj, qui a vécu de très près la guerre au Kosovo dans les années 90 : l’on estime que plus de 20000 femmes et enfants ont été victimes de viols. Des hommes n’ont pas non plus été épargnés.

Urata avait avait invité, Dorothée Klein et moi à venir au Kosovo afin de rencontrer des femmes à même de nous parler de ce qu’elles ont connu.

C’est lors de ce séjour, dont nous ne sommes pas sorties indemnes, que nous avons rencontré Nérimane Kamberi. Elle, qui a vécu avec sa famille à Jambes pendant 18 ans, est retournée au Kosovo pour y faire ses études de droit. C’est alors qu’elle s’est retrouvée au coeur du conflit. Elle a recueilli des témoignages de femmes violées dans les camps de réfugiés de Macédoine pour deux associations : Avocats sans frontières et Médecins du monde.

Elle avait accepté de participer à notre événement pour nous parler du sort de ces victimes et des actions qui sont menées ou qui devraient l’être pour que leurs souffrances soient enfin reconnues.

Un débat était aussi organisé. Des représentantes de différentes associations belges, une substitute du Procureur du Roi, une parlementaire, se sont aussi exprimées et ont formulé des pistes pour venir davantage en aide aux femmes victimes de violence.

En bref, une soirée qui n’a pas occulté des réalités parfois très dures, mais qui a permis de jeter des ponts entre les femmes d’ici et d’ailleurs, de créer davantage de solidarités et de sentir plus fort(e)s, afin de lutter contre ce fléau.

Tu veux ou tu veux pas ?   Samedi 18 novembre 17Tu veux ou tu veux pas ?   Samedi 18 novembre 17

Publié dans Femmes

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