Intervention au Conseil Communal du 16 novembre 2009

Publié le par Anne Oger

 

 

Au nom des conseillers CPAS Cdh, je tiens à souligner les efforts remarquables qui ont été déployés afin de faire de Namur une ville pilote dans le domaine du logement: les nombreux projets entamés témoignent de sa vitalité et de sa créativité.

Ils n'ont été mis en oeuvre que grâce à de nombreuses synergies: celles entre la Ville et le CPAS depuis le début de la législature, mais celles que facilite aussi le RSUN qui a trouvé sa vitesse de croisière. En rassemblant différents partenaires, il coordonne efficacement de nombreuses actions.

 

Evitons cependant l'autosatisfaction.

En ce qui concerne le phénomène des sans-abris, il touche aussi malheureusement maintenant des femmes avec enfants: le nouvel abri de nuit n'offre pas une solution totalement adaptée à ce type de public, même s'il constitue déjà un progrès significatif. Les familles mono-parentales ne devraient-elles pas rapidement, voire immédiatement, accéder à un logement d'urgence ou de transit avec un accompagnement social individualisé? Quand ces logements seront-ils prêts? Seront-ils en nombre suffisant?

 

Quant aux jeunes en décrochage scolaire qui risquent de se trouver à la rue, des procédures doivent encore être élaborées afin de renforcer les liens entre le CPAS et les écoles. Nous espérons d'ailleurs aborder ce point prochainement.

 

Enfin, le développement d'activités d'insertion sociale est une belle avancée, mais nous n'en sommes encore qu'aux balbutiements. En effet, beaucoup de personnes sont incapables d'entrer sur le marché du travail et doivent, avant tout, redécouvrir l'approche relationnelle. Mais comment bien cerner leurs attentes, comment les fidéliser dans les ateliers, assurer, par la suite, un suivi? Autant de questions qui font toujours l'objet de réflexions.

Pourtant, trouver un logement et bien l'habiter est subordonné à cette capacité d'entrer en relation, avant même toute hypothétique insertion professionnelle, cela a déjà été souligné.

 

Mais nous nous heurtons aussi à des problèmes législatifs.

Par exemple, depuis 2007, la loi prévoit que le locataire qui ne peut débourser en une fois le montant de la caution puisse obtenir un prêt sans intérêt dans une banque. Dans les faits, ce n'est quasiment pas appliqué. Il ne reste comme seule alternative à ces locataires que de se présenter au CPAS : ce dernier leur procure la somme après avoir passé une convention avec une banque. Cependant, à l'inverse de ce qui est préconisé par la loi, le propriétaire sait la plupart du temps, comment le preneur a constitué sa garantie locative. Les personnes précarisées à qui le CPAS avance la caution, sont donc souvent victimes de discriminations.

 

Quant à l'argent, il reste le nerf de la guerre. Dans le domaine des MR, une aide financière conséquente de la RW est aussi plus que jamais indispensable afin d'arriver à répondre à des besoins fondamentaux de nos aînés, comme la création de résidences services . Et la mise aux normes de nos MR, elle, exigera des travaux coûteux, particulièrement pour la MR d' Harscamp et de La Closière.

 

Vous l'avez compris, dans les années qui viennent, nous serons face à d'importants défis, le soutien de tous les acteurs politiques nous est indispensable, d'autant plus dans ce contexte de crise qui oblige à poser des choix.

Publié dans Conseil Communal

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